2010-2011 | Commissariat aux Services en français

2010-2011

Le portail « messervicesenFrançais.org »

Le portail sur le Web « Mes services en français » a été développé par le comité directeur des services à l’enfance et à la jeunesse de Kingston, Frontenac, Lennox et Addington en partenariat avec l’Association canadienne-française de l’Ontario des Mille-Îles, après un sondage détaillé sur les besoins des parents francophones qui vivent dans la région de Kingston.

Ce sondage a révélé que la plupart des francophones de Kingston utilisent Internet afin d’obtenir des renseignements importants pour leur vie quotidienne. Ainsi, le projet de portail sur le Web est né sous une forme de partenariat.

Lancé le 27 janvier 2011, messervicesenfrancais.org présente aux Internautes de la région Kingston les services en français financés par le ministère des Services sociaux et communautaires et le ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse. Ce portail très coloré contient également des liens vers des organismes qui offrent des services en français et d’autres ressources communautaires utiles.

Direction générale de la condition féminine de l’Ontario

Autres exemples de partenariats qui méritent des applaudissements : ceux qu’établit le ministère des Affaires civiques et de l’Immigration, l’Office des affaires francophones et la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario — un organisme gouvernemental qui relève du ministère des Affaires civiques et de l’Immigration. Ces dernières années, ces entités ont participé au financement de l’Institut francophone de formation en matière de violence faite aux femmes de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes pour dispenser une formation spécialisée aux travailleurs francophones, dont les dirigeants et le personnel des refuges pour femmes, des organismes de counseling et des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.

En février 2011, le gouvernement de l’Ontario a annoncé qu’il continuait à financer les programmes de formation de l’Institut francophone de formation en matière de violence faite aux femmes, programmes offerts aux fournisseurs de services de première ligne francophones dans le cadre d’ateliers en personne, de diffusions sur le Web, de balados et d’initiatives en ligne. Cette formation est conçue pour aider les travailleurs de première ligne à fournir de meilleurs services aux clients en les sensibilisant aux problèmes émergents, comme (i) les problèmes de santé mentale et de dépendance des femmes victimes de mauvais traitements (ii) le sort des femmes âgées qui sont maltraitées, et (iii) les difficultés auxquelles font face les femmes qui ont été victimes de violence dans les pays ravagés par la guerre.

Plan d’action contre la violence à caractère sexuel

En mars 2011, le gouvernement de l’Ontario a rendu public son Plan d’action contre la violence à caractère sexuel intitulé Changer les attitudes, changer les vies.

À titre de citoyen, le commissaire ne saurait trop se réjouir de cette initiative interministérielle qui mise sur trois aspects fondamentaux de la lutte contre la violence à caractère sexuel : (i) la prévention de la violence à caractère sexuel grâce à une plus grande sensibilisation du public (ii) l’élargissement et l’amélioration de l’accès à tout un éventail de services destinés aux survivantes d’actes de violence à caractère sexuel, et (iii) le renforcement de la réaction du système de justice pénale à la violence à caractère sexuel. Il a bon espoir que le plan contribuera réellement à mettre un terme à la violence sexuelle et à aider les femmes et les jeunes fi lles ontariennes à vivre en toute sécurité.

À titre de champion des droits des francophones, le commissaire se réjouit également de cette initiative qui a tenu compte, de bout en bout, des besoins spécifiques des citoyennes francophones. Ainsi, dès les consultations initiales, qui prévoyaient des rencontres régionales dans les collectivités des quatre coins de la province, les personnes francophones ayant survécu à des actes de violence à caractère sexuel et les travailleurs de première ligne ont été invités à faire entendre leur voix et à partager leur point de vue sur les soutiens dont ils ont besoin.

Leur apport s’est traduit par des engagements précis de la part du gouvernement, dont les plus importants sont de veiller à ce que l’accès aux programmes et services en français soit abordé dans le cadre du Plan d’action et de mettre sur pied un groupe de travail mixte sur les services en français de sorte que les politiques, programmes et services satisfassent les besoins particuliers des femmes francophones.

Au nombre des autres engagements bénéfiques aux francophones figurent (i) l’augmentation du financement des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel qui servent les femmes d’expression française (ii) l’élargissement du rôle d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes — un organisme qui intervient sur le plan du développement de ressources en français, et (iii) l’offre de services d’interprétation pour aider les survivantes à comprendre les services et les options qui leur sont accessibles.

La violence à caractère sexuel est un problème qui affecte toute la société. Le commissaire est fier de constater que, dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour mettre au point un plan concernant ce fléau, les citoyennes ont été traitées dans la dignité et dans le respect non seulement en tant que femmes, mais aussi en tant que francophones.

Le projet « Élargir l’espace francophone »

Le projet Élargir l’espace francophone est un projet pilote du ministère de l’Éducation qui encourage la participation de divers partenaires de la communauté francophone ainsi que du secteur privé. Travaillant en collaboration avec trois agents de liaison communautaire du Centre canadien de leadership en évaluation, le projet a mis au point plusieurs initiatives couronnées de succès qui faisaient participer des élèves francophones, dont deux initiatives décrites ci-dessous :

La première initiative a rassemblé plus de 300 élèves défavorisés de trois conseils scolaires francophones de l’Est qui ont participé à un camp de jour en français organisé par la Fondation Tim Horton à Quyon, au Québec. Pendant trois à sept jours, ces élèves ont pris part à diverses activités sportives et culturelles dans un environnement exclusivement en français.

La deuxième initiative a permis à une délégation de 100 élèves d’écoles secondaires de langue française d’assister à la convention annuelle de l’Association française des municipalités de l’Ontario en septembre 2010, dans le cadre des activités scolaires. L’objectif était de permettre à ces étudiants de mieux comprendre les rôles que jouent les représentants municipaux et les conseillers scolaires. Ce projet à succès sera renouvelé et étendu l’année prochaine, grâce à la volonté de l’association d’ajouter un volet jeunesse à sa prochaine rencontre annuelle.

Le commissaire encourage vivement le gouvernement à continuer de financer les programmes du projet Élargir l’espace francophone qui ont fait preuve de nombreux résultats positifs avec des ressources et des investissements modestes. En fait, le commissaire pense que ces programmes pilotes de partenariats renforcent les objectifs énoncés dans la politique d’aménagement linguistique du gouvernement de l’Ontario.

Publications spécialisées pour garçons

Le partenariat établi par le ministère de l’Éducation avec le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques est un exemple de plus d’une collaboration fertile avec un groupe d’intervenants francophones à but non lucratif qui vise à répondre aux besoins des francophones. Le Centre existe depuis 1974 et offre de nombreux services éducatifs, dont la conception de publications imprimées et multimédias, des formations destinées au personnel de gestion de l’éducation et la conception de logiciel et d’applications de base de données.

En 2008-2009, ce partenariat a abouti à la rédaction et au lancement de trois revues à l’attention des élèves francophones ontariens. La première est une revue trimestrielle intitulée QUAD9. Elle est publiée en deux éditions distinctes : une pour les élèves de 7e et 8e années, et une pour les élèves de 9e et 10e années. QUAD9 aborde des sujets qui concernent les adolescents, en particulier les garçons, et contient des chroniques comme « Ça s’passe chez nous! » et « Sans blague, c’est vrai! » QUAD 9 informe également ses lecteurs des événements qui ont lieu dans la communauté francophone et contient des articles axés sur les élèves francophones de toute la province. Deux numéros de chaque édition sont distribués aux écoles de langue française de l’Ontario, chaque année.

La deuxième publication est un magazine intitulé Mon Mag à moi. Il est également publié en deux éditions : une pour les élèves de 3e et 4e années, et l’autre pour les élèves de 5e et 6e années. Mon Mag à moi est adapté aux intérêts des élèves de 8 à 11 ans et offre aux lecteurs des chroniques comme « Juste pour lire » et « Ma page @ moi ». Mon Mag à moi informe aussi les lecteurs de ce qui se passe dans la communauté francophone et contient des articles sur les élèves francophones de l’Ontario. Deux numéros de chaque publication sont distribués aux écoles de langue française de l’Ontario, chaque année.

La troisième publication est une revue intitulée Minimag. Elle est publiée à l’intention des élèves francophones âgés de 4 à 7 ans. Elle aborde divers sujets, comme les animaux, les métiers et les saisons, et elle contient également des bandes dessinées, des jeux et des commentaires de jeunes élèves francophones sur divers sujets. Minimag est distribuée dans les écoles de langue française de l’Ontario trois fois par an. En janvier 2011, cette revue est devenue nationale et elle est désormais distribuée aux conseils scolaires francophones de tout le Canada, à l’exception de la province de Québec.

Le commissaire applaudit ces initiatives qui ne se contentent pas de mettre à la disposition des jeunes élèves francophones du matériel de lecture de qualité. Elles procurent également aux jeunes lecteurs un sentiment d’appartenance à la communauté franco-ontarienne, ce qui est en soi d’une valeur inestimable.

Foires d’information pour les aînés francophones

L’engagement du gouvernement à fournir des services de qualité aux quatre coins de l’Ontario, même dans les communautés éloignées, est la force motrice du partenariat entre le Secrétariat aux affaires des personnes âgées de l’Ontario et la Fédération des aînés et des retraités francophones de l’Ontario, un groupe qui sert les intérêts des aînés actifs et retraités francophones de la province.

Tandis que le commissaire applaudit la méthode collaborative privilégiée pour transmettre de l’information aux personnes âgées francophones, ce type d’initiative pourrait peut-être bénéficier d’un volet dans Internet, car les personnes âgées utilisent de plus en plus la Toile. (Selon une étude menée par Statistique Canada en 2007, les personnes âgées utilisent certes le moins Internet, cependant, elles sont le groupe d’utilisateurs dont la croissance est la plus rapide : http://www.statcan.gc.ca/pub/11-008-x/2009002/article/10910-fra.htm).

Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes

Le 26 avril 2010, l’Assemblée législative a adopté à l’unanimité la Loi sur le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes qui proclame le 25 septembre de chaque année Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. Ce geste important reconnaît l’apport de la communauté francophone de l’Ontario à tous les aspects de la vie quotidienne, notamment dans les domaines de la culture et de l’histoire, ainsi que dans la vie sociale, économique et politique de la province. La date choisie, le 25 septembre, coïncide avec l’anniversaire de la première levée du drapeau franco-ontarien hissé en 1975. Les célébrations de l’an dernier marquaient les 35 ans de cet événement historique.

Prix jeunesse de la francophonie de l’Ontario

En octobre 2010, le gouvernement a décerné son premier Prix jeunesse de la francophonie de l’Ontario. Le prix récompense la contribution exceptionnelle des francophones et francophiles de moins de 25 ans qui se sont vivement engagés au développement de leurs communautés.

Le prix est remis tous les deux ans en même temps que les traditionnels Prix de la francophonie, qui ont été créés en 2006 à l’occasion des célébrations marquant le 20e anniversaire de la Loi sur les services en français.

Le Prix jeunesse de la francophonie de 2010 a été décerné à Christopher Sisto, étudiant de l’Université d’Ottawa, tandis que le principal du Collège Glendon, Kenneth McRoberts, et le défenseur de longue date de l’éducation, Jean Comtois, ont été honorés dans les catégories francophile et francophone, respectivement.

Un comité de sélection indépendant nommé par la ministre déléguée aux affaires francophones examine toutes les propositions de candidatures avant de sélectionner les récipiendaires des prix.

Faire honneur à notre gouverneur général

En matière de célébrations et d'événements publics, le commissaire estime que l’Ontario doit prendre les devants en démontrant son savoir-faire au monde entier. La cérémonie qui s’est déroulée à l’Assemblée législative de l’Ontario, le 2 décembre 2010, pour accueillir le nouveau gouverneur général du Canada, Son excellence le très honorable David Johnston, était justement un de ces événements.

La célébration, à laquelle de nombreuses personnes ont assisté, avait de quoi remplir de fierté le commissaire, ainsi que tous les Franco-Ontariens, car les deux langues officielles y étaient honorées à parts égales, tant dans les discours et exposés que dans l’« Ô Canada » chanté par la chorale. Le commissaire tient à féliciter le personnel du Bureau des relations internationales et du protocole pour le succès remporté par cet événement important. Cette cérémonie mérite véritablement une mention honorable.

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Renseignements sur les droits d'auteur : © Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2008
Dernière mise à jour : 22 septembre 2008